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Etudes en Finistère

Si les données chiffrées constituent un socle fondamental à tout observatoire, elles ne permettent en aucun cas de saisir l’ensemble des problématiques. L’analyse des phénomènes qui traversent la protection de l’enfance passe donc également par la réalisation d’études. Deux types de productions coexistent ici :

  • d’une part, les travaux de recherche élaborés sur la base d’une démarche scientifique de recherche (sociologie, histoire, économie…)
  • d’autre part, les études plus courtes et simples réalisées notamment dans le cadre de stages qui peuvent tout à fait éclairer de façon très pragmatique un sujet intéressant.

Il s'agit, dans tous les cas d'éléments qui mettent en lumière des problématiques sur le Finistère. Les travaux nationaux sont en effet déjà recensés par l'Observatoire national de la protection de l'enfance et accessibles sur son site internet ( www.onpe.gouv.fr )

Etude sur la connaissance des publics PMI du Finistère

Parmi les orientations du Projet de direction de la Direction de la Protection maternelle et Infantile du Finistère 2013-2017 est affirmée la nécessité d’identifier les attentes des publics en PMI afin d’adapter l’offre de service proposée. Ainsi , la DPMI a lancé, en partenariat avec le laboratoire d'études et de recherche en sociologie de l'UBO, une étude portant sur la « connaissance des publics PMI en Finistère ». Deux territoires d’étude ont été proposés : le secteur de Brest –Lambezellec et le secteur d’Audierne Douarnenez Pont l’abbé.  Un partenariat avec le Master Intervention et Développement Social de l'UBO  pour les années à venir doit permettre de développer une approche qualité et d’identifier  régulièrement l’évolution des besoins du public accueilli par la PMI pour poursuivre l’amélioration du service rendu.

Pour en savoir plus:

Mémoire Master 2 droit Public mention droit santé éthique- M. Maxime JAOUEN- LA NECESSAIRE COLLABORATION DES ACTEURS INTERVENANT DANS LA PRISE EN CHARGE DES MINEURS CONFIES

Malgré les diverses et sans cesse évolutions de la protection de l’enfance pour rendre cette politique la plus efficiente possible, cette dernière a quelque peu été ébranlée par diverses affaires médiatiques (Nancy, Outreau, Angers…). Ceci a eu pour effet une totale remise en cause de ses services et de son fonctionnement et de mettre le doigt sur l’insuffisante communication entre professionnels. Certes la protection de l’enfance est perfectible, pour autant, elle ne peut être responsable de tous les maux de la société. Une importante réforme de la protection de l’enfance s’est ainsi opérée. Il a été constaté que les missions de chacun devaient être bien établies et que ces professionnels, nombreux et diverses, devaient travailler ensemble. La loi de réforme du 5 mars 2007 et la nouvelle proposition législative de 2015 tentent de répondre à cette problématique car elles sont axées sur la nécessité de coopérer et d’échanger. Ces dernières tentent véritablement d’organiser cet échange d’informations entre les professionnels.

Pour cette raison, elles seront analysées durant le développement de ce mémoire puisque nous verrons tout d’abord qu’en matière de protection de l’enfance, une nécessaire collaboration des professionnels dans la prise en charge des mineurs doit être mise en place, puis que cette collaboration interdisciplinaire est difficile à mettre en œuvre au niveau départemental mais que cette difficulté est compensée par une réelle volonté de l’instaurer.

La promesse du placement. Des jeunes majeurs témoignent de leur quête de place. Mémoire de M. Jean-François HUON.

 

En partant d'une synthèse des bonnes pratiques de l'Agence nationale de l'évaluation et de la qualité des établissements sociaux et médico-sociaux (ANESM), le travail de Jean-François HUON exerce un regard critique à l'égard du discours sur l'autonomie des jeunes en structure collective. " Dans le quotidien éducatif, l'institution va renforcer la dépendance et à leur majorité, les jeunes ne peuvent plus accéder aux aides. Or, les enquêtes sociologiques montrent la précarisation de cette frange de la jeunesse. A ce phénomène vient s'ajouter une discrimination qui s'opère par les textes régissant l'obtention du Contrat Jeune Majeur (CJM). L'insertion sociale des jeunes serait favorisée en changeant le paradigme du projet pour celui du renforcement du pouvoir d'agir dans la pratique des éducateurs."

 

 

 

D'un écrit sur les familles à un écrit avec les familles, en protection de l'enfance? Exemple avec le Projet pour l'Enfant au Conseil général du Finistère

La participation des familles est souvent liée à l'affirmation: l'usager doit être acteur de son projet. C'est un concept qui émerge dans l'action sociale et notamment dans le domaine de la protection de l'enfance. On peut supposer que la finalité est d'envisager une ère de démocratie constructive, à savoir produire ensemble du commun. La loi du 5 mars 2007, impose aux Départements, "chefs de file " de a protection de l'enfance, la mise en œuvre d'un instrument co-construit: le Projet Pour l'enfant. Toutefois, cette coopération attendue ne va pas de soi dans un contexte sociale en pleine évolution tant au niveau des usagers que des institutions. En s'appuyant sur cet instrument, il s'agit de comprendre les effets de la production d'un écrit commun rédigé par les enfants, leurs parents et les intervenants du social. Cette étude a pour objectif d'analyser la dynamique de construction qui permet l'élaboration collective. Sommes-nous prêts à sortir de la relation d'assistance pour se rencontrer et élaborer autour d'une relation de co-construction?

 

 

Etude Régionale ARS: Jeunes et adolescents en difficulté nécessitant des prises en charge multiples et coordonnées

Suite à la publication du Projet régional de santé de Bretagne, les quatre Conseils départementaux bretons ont interpelé l’Agence régionale de santé sur la nécessité de prendre en compte les besoins de la population des adolescents en difficulté nécessitant des prises en charge multiples et coordonnées. En effet, l’accompagnement de ces jeunes qui nécessitent, outre un suivi social, des soins et/ou un accompagnement médico-social, interroge en effet les pratiques des Conseils généraux (via les équipes de l’ASE), mais aussi celles des établissements et services sociaux (MECS, AEMO…), des établissements et services médico-sociaux (ces jeunes peuvent être accueillis en ITEP mais également en IME ; ils peuvent également être accompagnés par des SESSAD) et des services de pédopsychiatrie et de psychiatrie. Il interroge surtout les modalités d’articulation entre ces différents acteurs dans le cadre des parcours des jeunes.L’ARS met alors en place un comité de pilotage (ARS / CD) et désigne un chef de projet. Un premier état des lieux est lancé avec pour objectifs de comprendre les problématiques rencontrées par les équipes de l’Aide Sociale à l'Enfance et d'objectiver la population; puis un second (CREAI)  afin d'identifier les points de blocage dans les parcours de jeunes, de recenser les ressources prenant en charge ces populations et, par territoire de santé, les instances de concertation et de coordination interinstitutionnelles et, enfin de formaliser des préconisations

 

 

 

Séjours de rupture, adolescents en crise, et cheminement des parents

Cette recherche s’intéresse aux séjours de rupture / distanciation dont bénéficient chaque année, dans le Finistère, environ 70 adolescents en grande difficulté. Ces derniers présentent le plus souvent des troubles de la conduite et du comportement, se trouvent en situation de décrochage scolaire et social, de manque de soin en santé mentale, et ont mis à mal leur environnement familial.

 Penser le projet de l’adolescent, et penser la place de la famille dans les séjours de rupture, nous renvoient au besoin de l’adolescent d’être en lien, soutenu par les figures parentales, tout en considérant que, précisément, l’adolescence constitue la période développementale qui vient opérer une séparation psychique, mais aussi physique avec les parents ; et l’expérience montre que, grâce à un accompagnement renforcé, l’adolescent peut accéder à un apaisement et à un cheminement vers la construction de sa propre personne  ; mais il importe de prendre davantage en considération la réflexivité, l’expression et l’accompagnement de ses parents afin de favoriser la dynamique de transformation des liens inter subjectifs dans la famille.

 Grâce à la coopération d’associations habilitées, et de l’observatoire de la protection de l’enfance en Finistère, l’enquête a été conduite auprès de 21 adolescents ayant bénéficié de séjours de rupture, et auprès de leur famille, afin d’apporter des références communes sur les pratiques professionnelles ; ceci en vue de développer la participation des adolescents aux décisions qui les concernent, et l’implication équilibrée de leur famille. La recherche s'est terminé par un temps de valorisation régional, en lien avec les organismes de formation.

Ont été étudiées différentes démarches d’accompagnement en séjour de rupture (démarche atypique de l’association Ribinad, démarche expérimentale de certains services de l’ASE du Finistère, et démarche plus classique qui, de fait, implique moins les familles), et les différentes stratégies observées chez les adolescents et les familles : idéalisation du retour mais rejet par la famille, stratégie de maintien de la distance par l’adolescent, posture familiale figée malgré les transformations de l’adolescent, adolescent parentifié…

 

Parcours des jeunes en séjour de rupture: la plus-value d'une prise en charge éducative atypique.

 

Cette étude a été réalisée dans le cadre d’un stage effectué au sein de la Direction de l’Enfance et de la Famille (DEF). La mission principale était de tenter de mesurer les effets des séjours de rupture sur les parcours des jeunes confiés à l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE). Nous avons proposé un regard analytique sur la « plus-value » de ce type de prise en charge atypique en identifiant les bénéfices, liés à ce séjour, les difficultés rencontrées au retour du jeune (pour lui, sa famille, les professionnels), les orientations préconisées à l’issue du séjour et les modalités d’accompagnements mises en œuvre.

Ce rapport n’est pas une évaluation des dispositifs proposant des séjours de rupture mais il s’agit d’un outil qui dresse un état des lieux sur ce type de prise en charge dans le parcours éducatif de ces jeunes.

Pour en savoir plus:

L'action Educative en Milieu Ouvert (AEMO). Comprendre les places prises par les acteurs familiaux et professionnels dans l'élaboration des projets d'accompagnement

Recherche réalisée par Emilie POTIN sous la direction scientifique de Annick MADEC et Alain PEVEN, financée par le Conseil général du Finistère et la Mission de recherche Droit et Justice: www.gip-recherche-justice.fr ; avec le soutien du DEMOS-ADSEA 29.

Jusqu’à la loi du 5 mars 2007 réformant la Protection de l’enfance, la Justice intervenait au nom du danger (1) pour l’enfant alors que l’intervention administrative concernait les enfants en risque de danger. Ces mandats ont évolué et aujourd’hui l’intervention judiciaire, en plus de la caractérisation du danger pour l’enfant, est soumise à certaines conditions et devient, dans les textes, l’exception après l’expertise administrative (2). La distinction entre ces deux types de prises en charge réside dans l’acceptation par la famille de la mesure. Les situations bénéficiant de mesures judiciaires pourraient donc être perçues comme plus difficiles et/ou les acteurs familiaux comme moins coopérants. Dès lors, on peut s’interroger sur les nouvelles dispositions (2002-2 et 2007-308) concernant la participation des usagers dans le champ de l’action sociale en général et de la Protection de l’enfance en particulier.

Cette recherche montre combien les pratiques de l’AEMO confirment le passage d’une logique d’intervention à une logique d’accompagnement (Astier, 2007) qui cherche à responsabiliser (Soulet, 2005) les acteurs familiaux dans leurs rôles respectifs à partir d’une dynamique qui va d’une décision négociée (Milburn, 2004) à un engagement dans la mesure.

 

Les freins à l'accès aux droits des parents et des enfants dans le système de la protection de l'enfance

 

« Les freins à l’accès aux droits des parents et des enfants dans le système de la protection de l’enfance » : Il s’agit ici d’une synthèse ayant pour objectif de décrypter à travers les différents ouvrages, ce qui peut dissuader les personnes à solliciter de l’aide et à faire valoir leurs droits, pour mieux comprendre les freins et ainsi se donner les moyens de pouvoir les contourner.

Pour parvenir à un tel objectif, il a fallu examiner dans un premier temps quels types de droits étaient reconnus aux usagers du système de la protection de l’enfance, pour par la suite savoir si ces droits étaient réellement effectifs.

Cette synthèse révèle à quel point la question du droit en protection de l’enfance est indissociable de la question plus large de la reconnaissance des usagers et de la place qui leurs est faite dans le système de la protection de l’enfance…

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