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Les dysparentalités extrêmes: dépistage et prise en charge

19ème Après'M de la protection de l'enfance animée par Mme Nadine MUSZYNSKI, pilote de la mission adoptabilité et projet de vie à l'aide socale à l'enfance du Pas-de-Clais et, M. Philippe LIEBERT, Psychologue conseiller et responsable du service départemental de l'adoption et de l'accompagnement aux origines.

Les dysparentalités extrêmes ou pour reprendre le terme de Levy SOUSSAN les dysparentalités irréversibles désignent les situations ou malgré toute l’aide apportée aux parents, l’enfant confié en placement judiciaire à l’ « ASE » ne pourra en définitive jamais retourner vivre chez lui. Autour de 15 % des enfants confiés en accueil à l’ASE vont ainsi passer la quasi-totalité de leur enfance et adolescence en famille d’accueil ou en établissement. La majeure partie de ces enfants n’a pas été éduquée par leurs parents et ne les voit plus ou très peu. Cela s’explique le plus souvent par l’installation d’un processus de délaissement parental ou par le recours constant au sein de la famille à la violence sous différentes formes.

Le « placement définitif » ou a majorité pour parler comme les Québécois ne doit pas être préjudiciable au développement de l’enfant. Pour cela il doit répondre rapidement à trois besoins fondamentaux : besoin d’attachement, besoin d’appartenance, besoin de donner du sens à sa vie. Les professionnels doivent également passer de la notion de projet éducatif à celle de « projet de vie ». Cela nécessite que les équipes éducatives reconnaissent l’impossibilité pour les parents d’assumer leur autorité parentale dans la durée et d’en tirer les conséquences, à savoir engager des procédures de déclaration d’abandon ou de retrait au civil de l’autorité parentale. Il ne s’agit pas ici d’une sanction ou d’une déchéance des parents. Il s’agit d’une part, de reconnaitre les responsabilités parentales pour que l’enfantne se sente pas coupable du rejet ou de la violence qu’il subit et, de lui permettre d’autre part, de bénéficier de projet de vie plus adapté à ses besoins comme l’adoption ou le parrainage à long terme et cela dans le respect incontournable de sa double appartenance familiale.

 

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