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Archives Après'M 2009

Les jeunes en errance avec chiens : retour sur un parcours semé d'embûches

Les jeunes en errance avec chien, une nouvelle forme de marginalisation : En pleine explosion depuis quelques années dans les villes de l'Hexagone, le phénomène des jeunes en errance avec chiens demeure encore assez mal maîtrisé par les décideurs et pose un certain nombre de problèmes aux travailleurs et structures sociales qui ne savent pas toujours comment y faire face (interdiction d'animaux dans les structures sociales qui engendre des problèmes de prises en charge des propriétaires concernés, méconnaissance cynotechniques des professionnels etc.).

Le chien comme élément structurant du groupe de jeunes errants :
Plus qu’un simple compagnon de route pour les jeunes en errance, le chien s’avère en fait être un support identitaire extrêmement fort, facilitant les contacts et cimentant les solidarités au sein du groupe des propriétaires de la rue.

Le chien : levier ou frein à l’insertion ?
Souvent envisagé comme un support affectif important dans le parcours du jeune en errance, la présence du chien peut également devenir un facteur supplémentaire d’exclusion pour ces propriétaires déjà fragilisés.

Une stigmatisation renforcée :
Dans le climat de suspicion accrue provoqué par la question des chiens dits « dangereux » (cf lois 2008), la présence de l’animal auprès des jeunes en errance devient un prétexte pour stigmatiser encore un peu plus une population dont la marginalisation parfois « exubérante » ne manque pas d’interpeller la population.

Les figures contrastées de la jeunesse

La jeunesse : une catégorie d’intervention publique symbolique aux figures contrastées. La prise en compte de l’ensemble des changements économiques et sociaux dont la jeunesse est porteuse permet de s’interroger sur nos représentations pour éviter d’enfermer la jeunesse soit dans un statut de victime ou inversement, de fauteuse de troubles. La jeunesse constitue par ailleurs une catégorie d’intervention publique qui symbolise tout autant l’attention particulière des acteurs mobilisés en sa faveur, qu’a contrario, un habillage de politiques préexistantes. Quoiqu’il en soit, cette population est en butte à des questions majeures d’intégration sociale et politique, questions qui trouvent un écho singulier en France, par rapport aux autres pays européens.

Intervention publique en direction de la jeunesse : une réponse adaptée aux défis soulevés en matière d’intégration sociale et politique ? Les valeurs qui sous-tendent les politiques en direction de la jeunesse ont connu des changements importants au cours de ces 3 dernières décennies : de façon schématique, les jeunes doivent être insérés, réprimés et soignés. La formulation de ces projets politiques est-elle en lien avec l’évolution des problématiques rencontrées réellement par les jeunes ? Face au désengagement de l’Etat sur ces enjeux, il est observé d’une part, la montée en charge du soutien apporté par les familles elles-mêmes (la familialisation de la prise en charge) et d’autre part, la montée en charge des interventions développées par les collectivités locales. Ces deux phénomènes ne risquent-ils pas d’entraîner l’aggravation des inégalités ?

Les ados au comportement violent : quelles modalités de prise en charge en Europe ?

Les chercheurs ont proposé un 1er temps d’échanges autour l’étude réalisée dans le cadre du programme européen Daphné II sur l’analyse comparative en Europe des mesures destinées aux familles dont les enfants ou adolescents développent des conduites violentes. Ce travail approfondi sur les systèmes de 5 pays européens (Allemagne, France, Pologne, Suisse et Suède) permet de soulever plusieurs questions : comment les familles concernées réagissent avant la mise en place d’aides publiques ? A partir de quand un comportement violent est-il jugé si inacceptable que l’intervention publique s’avère nécessaire ? Quelles relations entre institutions et familles dans l’aide fournie au jeune ? Quels sont les « tournants » significatifs dans les mesures prises ?

Un 2ème rendez-vous a également été organisé à la demande des chercheurs très en attente que les acteurs du social, de la justice, de la santé et de l'éducation participent à l’enrichissement du guide de bonnes pratiques réalisé suite à l’étude. Les recommandations du guide présentent notamment l’intérêt de mettre en exergue les points délicats des interventions qui méritent une vigilance toute particulière de la part des professionnels. Elles permettent aussi de mesurer, qu’en dépit de la diversité des systèmes européens et des pratiques, ces jeunes suscitent des dysfonctionnements qui tiennent autant à la violence elle-même, qu’à la réaction sociale qu’elle engendre. Venez partager votre expertise avec les chercheurs !

Précarité et protection de l'enfance

La grande pauvreté n’est pas uniquement financière. L’association ATD ¼ monde travaille depuis de nombreuses années avec les familles démunies et leur expérience montre à quel point la précarité a des conséquences sur tous les aspects de leur vie et notamment sur la vie familiale. En France, 110 000 enfants font aujourd’hui l’objet d’une mesure judiciaire de placement hors du foyer de leurs parents. Incontournable dans certaines situations, cette mesure pourrait être évite selon Marie-Cécile RENOUX qui s’interroge : « Lorsque cette rupture s’effectue dans un contexte de précarité ou d’exclusion sociale, comment intervenir pour protéger les enfants tout en tenant compte et en agissant de concert avec les parents pour les épauler dans la réalisation de leurs projets familiaux ? »

S’appuyant sur un dialogue, aussi bien avec des parents en grande pauvreté, qu’avec des professionnels concernés, Marie-Cécile RENOUX vous propose d’échanger sur les constats tirés de son livre « Réussir la protection de l’enfance avec les familles en précarité ».

Comment favoriser la parentalité des parents d'enfants confiés ?

La parentalité est devenue « un fait social » émergeant petit à petit comme l’un des objectifs principaux des politiques publiques en direction des familles. Elle est cœur du dispositif de protection de l’enfance, tant dans les interventions en prévention primaire, que dans l’accompagnement des parents rencontrant des difficultés éducatives avec leurs enfants.
Pour les parents dont l’enfant est accueilli, la parentalité est évaluée, questionnée, mise en doute. Lorsque la séparation s’impose, elle peut induire des effets néfastes pour ces parents : sentiment de dévalorisation, souffrance du manque, incompréhension, désinvestissement ou au contraire « brûlante » revendication… Pourtant, la place des parents est considérée comme centrale par les intervenants, même si elle est aussi limitée par la multiplicité de professionnels engagés, de fait, dans l’accompagnement de la famille. La parentalité est « partagée » entre les parents et les différents intervenants : la négociation de la place de chacun dans cette « co-éducation » peut avoir une incidence directe sur le déroulement du placement.

 

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